La Cour des comptes analyse les effets de l’inflation sur les finances publiques
Dans un rapport du 1er décembre 2025, la Cour des comptes analyse les effets de l’inflation sur les finances publiques.
Après avoir rappelé qu’historiquement les chocs d’inflation tendent à court terme à améliorer les soldes publics en raison, d’une part, d’un effet quasi-immédiat sur la croissance des recettes et du PIB en valeur et, d’autre part, d’un effet différé sur les dépenses, la Cour a voulu étudier si ces observations passées s’étaient vérifiées sur la période 2022-2023.
Du côté des recettes, l’inflation a, certes, eu un effet positif, mais pas de manière proportionnelle en raison de la hausse des taux directeurs de la Banque centrale européenne qui ont pesé négativement sur les droits de mutation à titre onéreux (DMTO), de l’évolution du comportement des entreprises et de mesures fiscales qui ont diminué les recettes (réduction de l’accise sur l’électricité par exemple).
De plus, les mesures budgétaires prises pour contrer l’inflation (boucliers et amortisseurs tarifaires gaz et électricité, remise sur les carburants, etc.) ont généré un surcroît de dépenses.
Par conséquent, et contrairement à ce qui pouvait être attendu, le déficit public s’est accentué sur la période.
S’agissant de la TVA, il est rappelé que si tendanciellement elle évolue à un niveau proche de celui du PIB en valeur, on observe qu’en 2023 cette relation ne se vérifie pas. En effet, la forte croissance des remboursements de TVA a freiné la croissance de la TVA nette du fait d’un changement de comportement des entreprises. L’hypothèse retenue est qu’au regard de la hausse des taux d’intérêts, elles auraient davantage eu recours à l’autofinancement, y compris par la mobilisation de leurs crédits de TVA. Ce haut niveau de remboursement de TVA s’est poursuivi en 2024 et 2025.
Accéder au rapport de la Cour des comptes « Les effets de l’inflation sur les finances publiques »

